Colloque les 25 et 26 Avril 2014, Saint-Petersbourg

Actualité de Frankenstein : Monstre, monstrueux, monstruosité au 21e siècle

25 et 26 Avril 2014, Colloque en Russie :

Actualité de Frankenstein : Monstre, monstrueux, monstruosité au 21e siècle

Musée Freud des rêves et Université de Saint-Petersbourg.

Organisé par le groupe de recherche Pandora Site Pandora : http://pandora.paris7.free.fr

Céline Masson, Catherine Desprats Pequignot et Yulia Popova

« Vous me détestez, mais votre dégoût ne peut égaler celui que j’ai pour moi ! Comment oses-tu jouer avec la vie ? Fais ton devoir envers moi, je ferai le mien envers toi et le reste de l’humanité. »

Mary W. Shelley, Frankenstein ou le Prométhée moderne (1818 )

Où en est-on presque 200 ans après l’écriture du roman éponyme de Mary Shelley et la création du monstre de Frankenstein ? A quelle démesure (hubris), à quel bouleversement de normes notre époque travaille-t-elle et fait-elle face tant du point de vue de la science que des arts ?

Il est intéressant de rappeler que monstre, « la chose incroyable » vient du latin monstrum et signifie « prodige montrant la volonté de dieu », de monere « faire penser à ; faire se souvenir » et donnera monument « ce qui rappelle le souvenir ».

L’homme n’a cessé de représenter des monstres, d’imaginer du monstrueux, puis avec l’essor de la science a cherché à reproduire et produire des monstruosités, des formes monstrueuses, d’ajouter des formes hors normes à celles imaginées ou à celles perçues dans la nature.

C’est par l’exagération de ses contours et de ses traits, ses disproportions et ses « aberrances », sa contredanse et la laideur de sa face, de sa forme, que le monstre est le plus proche du rythme propre au psychisme, et questionne l’effet du travail du monstrueux dans l’inconscient c’est-à-dire le travail des formations avortées, celles restées hors langage, dans l’errance intérieure, exilées du dedans et peut-être advenues dans l’image. Les figures propres au monstre psychique sont des figures qui flottent entre deux eaux avec des airs de revenants ou de fantômes. Ce mode de figurabilité opère par dissemblance, hétérogénéité propre au psychique. Ne trouve-t-elle pas dans l’image picturale son mode d’expression, sa sortie de face-à-face, sa spectacularité ?

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