Figures de l’exclusion

Congrès International

24 et 25 avril 2015

Figures de l’exclusion

Organisé par Houria Abdelouahed (Paris), Abdelslam Dachmi (Rabat) et Hachem Tyal (Casablanca)

Houria Abdelouahed, Thamy Ayouch, Jalil Bennani, Fethi Benslama, Amina Bouderba, Abdesslam Dachmi, Eric Ghozlan, Chakib Guessous, Christian Hoffman, Karim Jbaïli, Laurie Laufer, Céline Masson, Farid Merini, Najat Mjid, Soumia Naamana, Majid Safouan, Rajaa Sbihi, Rajaa Stitou, Hachem Tyal, Isabel Zappata

Trouvez ci-dessous le programme détaillé de l’événement

  • Fondation du Roi Abdul-Aziz Al Saoud
  • Bd. De la Corniche, Ain Diab – Anfa,
  • Casablanca 20050. Maroc

Argument

L’exclusion et son corollaire la précarité font conjuguer différentes sphères : économique, politique, sociale, juridique et psychopathologique. Et la mondialisation invite à questionner l’impact de cette dernière sur le lien social. On parle de plus en plus de la fracture du lien, de la béance des dissociations et des fragmentations de la dynamique sociale, de l’adversité socio-économique qui accroit le malaise non seulement de l’individu mais des secteurs sociaux et sanitaires qui se trouvent menacés dans l’exercice de leurs missions de soins et la nécessité pour le système social de donner les moyens aux sujets afin que la rupture ne soit pas irréversible. Dans le champ de la clinique, on réfléchit sur le préjudice, le trauma et l’effet de l’exclusion sur la subjectivité du sujet, son narcissisme et son économie libidinale (sentiment de honte, solitude, perte de repères…)

Mais, à quel défi est renvoyé le clinicien lorsqu’il est sur une ligne de crête, lorsque le malaise social rencontre les processus intégratifs du sujet, ou lorsque la précarité sociale achoppe sur des problématiques psychopathologiques telles que : traumatisme, expériences agonistiques, dépression… ? Comment travailler comme clinicien lorsque le manque à avoir achoppe sur le manque à être, lorsque le réel confronte à la blessure narcissique, lorsque le sujet arrive en consultation ou à sa séance avec la béance d’une demande, demande dont Lacan a montré qu’elle renvoie à ce qui est irréductible à la satisfaction du besoin et du désir ?

Comment maintenir une certaine exigence qui passe par la dissymétrie et la négativité de la situation clinique ? Quel cadre ? Quelle temporalité  ?

Nous réfléchirons, dans le cadre de ce colloque, non seulement sur les incidences subjectives de l’exclusion et la précarité à l’aire de la mondialisation, mais sur les différentes figures de la précarité qui peuvent changer d’une sphère culturelle à une autre. C’est l’essence et le sens du collectif que vient questionner l’exclusion. Quels sont les concepts qui permettent d’approcher le monde des exclus ? Quelle dynamique transférentielle ? Par quelles transformations psychiques passe le clinicien qui travaille avec des dits « déshérités » ? Et « si, comme le notait D. Widlöcher, l’avenir de la psychanalyse est lié à l’extension de ses applications d’une part et la capacité d’innovation et de découverte de la pensée qui l’anime de l’autre », qu’est ce que l’exclusion peut-elle apporter à la psychanalyse ? Comment pourraitelle être pour nous une inestimable ressource de questionnement et de reproblématisation ?

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